الخميس، سبتمبر 10، 2015

ميدان التحرير مسرح الثورة وفوتوغرافيا صلاح هاشم بقلم نصيرة بلامين




فوتوغرافيا : ميدان التحرير " مسرح الثورة "
 وفوتوغرافيا صلاح هاشم

بقلم
نصيرة بلامين










بقلم
نصيرة بلامين
انظر المقال الذي يتحدث عن دلالات ومعاني الصور التي التقطها صلاح هاشم  اثناء تواجده في ميدان التحرير " مسرح الثورة " في الفترة من 6 الى 11 فبراير 2011
 على الرابط المرفق، وهل من يتطوع لترجمته الى اللغة العربية ليكون بمثابة " وثيقة " لتاريخنا وذاكرتنا ؟
للاتصال:
salahashem@yahoo.com


لقراءة المقال على موقع " افرك أون فيزو "

http://www.afriqueinvisu.org/place-tahrir-quand-la-photographie,669.html
salah Hashem Moustafa






Place Tahrir : Quand la photographie exprime la « visibilité »

 
par

L’obscurité est une sphère dans laquelle on ne peut rien identifier, un sentiment d’étourdissement et de vide infini qu’on ne peut ni saisir, ni se situer, seuls le vertige et la sensation d’évanouissement prennent le dessus. Dans l’obscurité, on est « invisible », on « n’existe pas », on est rien. Et pourtant, il suffit d’une étincelle de lumière pour « exister » ou plutôt pour rendre « visible » ce qui était « invisible ».
La lumière est une flamme,elle « s’élève » elle se propage « verticalement », cette verticalité traduit le mouvement et la vivacité : la flamme s’impose. Il a suffit à Mohamed Bouazizi, un tunisien de 26 ans, de s’enflammer, ce jour du 17 décembre 2010, pour que le reste du monde entier prenne conscience de l’existence de ce jeune marchand ambulant, voire même l’existence de toutes les populations arabes (qui n’existaient pas ou qui étaient juste des ombres). L’avènement du « printemps arabe » a bouleversé le paysage visuel médiatique, de l’immolation de Bouazizi aux récents bouleversements dans le monde arabe, l’image de la rue arabe traduisait bien une chose : la « VISIBILITE »...
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Un révolutionnaire sur la tête d’un char, tenant le drapeau égyptien d’une main, et l’autre lancée en l’air comme s’il s’adressait à un auditoire, tel Cicéron. © Salah Hashem
J’ai voulu mettre en exergue cette notion de « visibilité » à travers un travail d’un journaliste et cinéaste égyptien Salah Hashem* qui a décidé de se rendre à la place Tahrir au lendemain de la « Conquête des chameaux ». Avec l’œil de sa caméra, il a immortalisé quelques traits de la révolution du 25 janvier, avec des prises photographiques et à travers un film documentaire qui est en cours de réalisation. Premier pas vers la place Tahrir, signe un véritable théâtre de la rue, un voyage au cœur de la révolution égyptienne. Tel était le but de Salah Hashem qui a commencé à suivre cette révolution qui s’improvisait au fil des jours : « je me suis rendu compte de suite que la place offrait un champs ouvert où tous les modes d’expression étaient bien présents. J’étais ébloui, devant cette force du peuple, qui jadis avait perdu l’éclat de vie dans son regard, et ne reflétait qu’impuissance et déchirure au point qu’il est devenu étranger de lui-même, le voici ranimé par la flamme de la vie, je le voyais comment il se renouvelait et se réinventait debout à travers des slogans, des messages, des dessins, des caricatures, à travers sa propre presse qu’il improvisait. Communiquer devenait une nécessité pour lui, à la place Tahrir, le peuple exerçait sa liberté d’expression totale. L’art s’exprimait aux sons de l’improvisation, le peuple existait ».
Le travail photographique de Salah Hashem ne se limite pas à enregistrer ou à une « imitation parfaite » de ce qu’était la révolution égyptienne. Ces photographies ne rentrent pas dans la simple « mimésie » de la réalité. L’interprétation des éléments sémiologiques d’une photo dépend bien d’un contexte, car en dehors de ça, le message visuel n’est qu’évolutif, c’est pourquoi le contexte est nécessaire pour comprendre ce « quelque chose que tout le monde perçoit mais qui n’a pas la même valeur ni le même sens pour tous » [1].
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« Freedom », un désir fort qui rend ces jeunes endormis par terre solidaires et forts © Salah Hashem
Cette représentation ambiguë de l’image ou de la photo implique un rapport entre le « représenté » et le « non-représenté », le « montré » et le « non-montré », le « visible » et le « non-visible ». Cette série de négation constitue ce qu’on appelle dans le jargon de la photographie l’absence, et sa signification dépend du rapport qu’il y a entre les signes visibles (représentés) et les signes invisibles (non représentés).
Cette photographie de Salah Hashem où deux jeunes révolutionnaires semblent dormir peut offrir deux lectures de ce moment-événement. Malgré le fait que ces jeunes ne bougent pas et qu’ils semblent passifs, nous ne sommes pas dans une simple occupation de la place Tahrir .Ici ils sont comme des morts , l’affiche "freedom" renforce cette immobilité et connote la détermination d’aller jusqu’au bout quitte à perdre la vie .
Les photographie de Salah Hashem dégagent un véritable potentiel, et montrent cet égyptien qui venait manifester, occuper la place Tahrir, et voir comment l’Egypte était faite. En réalité il voulait exprimer sa volonté de « se mettre debout », l’égyptien cherchait sa visibilité de citoyen.
Certaines photographies mettaient en scène la posture verticale des révolutionnaires, une posture pertinente qui traduisait la volonté d’exister (être debout c’est être vu, être vu c’est exister) : sur certaines photographies le révolutionnaire était agrippé à un poteau, ou debout sur une estrade ou un mur, ou à la hauteur d’une statue. Il levait sa tête : « Lève ta tête, t’es Egyptien », criaient les révolutionnaires… Le révolutionnaire respirait, il était bien vivant.

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Le peuple se lève, il est debout sur pied, il fait face : il veut qu’on l’entend : photo, un manifestant brande un drapeau sur lequel on peut distinguer un fragment du message « Appel pour signature ». © Salah Hashem
Cette volonté d’exister s’est exprimée aussi à travers le désir d’informer de ce qui se passe réellement à la place Tahrir, le peuple s’est mis, alors, à élaborer sa propre presse pour « transmettre l’information » ou plutôt l’évènement ». Il devenait le journaliste, le reporter, le témoin, l’évènement, le maquettiste, le titreur, le rédacteur, l’afficheur, il réunissait en lui à la fois l’Operator, le Spectator et le Spectrum [2]. Ce désir d’être vu et aperçu se reflète aussi dans les slogans que les révolutionnaires affichent : toutes les forces sociales veulent occuper un champ de vision, ils occupent la place (le lycéen, le citoyen simple, les femmes, les laïcs, les frères musulmans, le poète, le dessinateur…).
Et parce que, la « visibilité est un pouvoir-voir donné au sujet, une modalisation positive attribuée par l’objet visible qui permet au sujet (…) de le voir. La codépendance entre sujet percevant et objet perçu s’affirme nettement. L’objet modélise le sujet en lui attribuant la compétence extrinsèque du pouvoir-faire sur le plan cognitif » [3]... Dans sa quête de visibilité et (sa volonté de vivre), le révolutionnaire cherche en réalité son pouvoir-faire ou plutôt pouvoir-agir et c’est ça qui certifie sa liberté et produit un sentiment de puissance à transformer le monde.
Premier pas vers la place Tahrir, atteste que l’image révèle à la fois le « visible » et l’« invisible », et qu’ elle tire son pouvoir de nos propres sentiments, de notre inconscient, de notre relation avec le monde et le réel.

Salah Hashem

Salah HachemAncien journaliste, écrivain et cinéaste, d’origine égyptienne, il réside en France depuis 1974, il a travaillé comme journaliste et grand reporter auprès des grands journaux arabes tels que : Al Ahramp, Charq Al Wasat, Al Watan el Arabi, Koul El arab, El Hayet.
Critique de cinéma, il était membre de jury à plusieurs reprises :
1989, membre du jury de la caméra d’or au festival international de Cannes ;
Membres de jury au festival d’Antalia, Turquie en 2000.
Membre du jury à Art Film Festival en Slovéquie, 2001, avec Alain Robbe-Grillet (l’inventeur du nouveau roman en France).
Membre du jury de la critique au festival cinéma méditerranéen de Montpellier pour quatre années consécutives.
Couvre pour la presse arabe (Al Ahram, Charq Awssat, Al qabas) le festival de Cannes depuis 1982.
Auteur de plusieurs livres, entre autres, « L’autre patrie » en trois tomes.
Sinidibadiyettes : ou voyages, Le cinéma arabe au-delà des frontières, Le Cheval blanc (séries de nouvelles).
A étudié le cinéma à l’université de Vincennes à Paris 8 et diplômé d’une maîtrise en littérature anglaise.
Il a déjà réalisé deux films documentaires : A la recherche de Rifaa, et Parole des yeux.
Et actuellement en cours de réalisation de deux films documentaires :
Premier pas… au cœur de la révolution égyptienne et Comme s’ils étaient des cinéastes.
Website : http://cinemaisis.blogspot.com/

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© Salah Hashem
A gauche : comme s’ils guettent (la sortie d’une) personne, certains se sont même accrochés à un panneau publicitaire sur lequel, une écriture à la main a été rajoutée : « Que Moubarak tombe », sur les bandereaux, on peut lire « Vive la nouvelle génération », « Vive la révolution du 25 janvier… Vive l’Egypte libre vive le peuple libre ». A droite : des manifestants se regroupent massivement à proximité d’une affiche, on peut distinguer ces inscriptions : « Les représentants du régimes et les promoteurs du mensonge ne nous échappent pas ». 
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© Salah Hashem
A gauche : des jeunes manifestants se mettent sur un cantonner, appartenant à une société d’électricité, on a l’impression qu’ils étaient longtemps privés de cette énergie et que maintenant ils en prennent possession. A droite : Des jeunes s’élèvent à la hauteur d’une statue, quelques uns brandissent le drapeau égyptien, d’autres comme le jeune accroupi tient entre ses mains un pancarte sur lequel est inscrit : « Vendredi de la victoire, nous sommes tous libres ».
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© Salah Hashem
Des maquettistes, se révèlent à la place Tahrir, une autre façon de faire la presse, le montage des articles adopte la méthode de coupure de presse (découpage/collage). Le peuple égyptien nous a inventé de grands feuillets, la page du journal était fixée par terre avec des pierres (photo gauche), c’est de l’info terre-à-terre (dénotant le réel des évènements). Les coupures de presse étaient aussi collées sur un grand pancarte publicitaire, on a l’impression d’être devant un écran de cinéma, c’est le goût du cinéma égyptien qui se fait sentir (photo à droite).
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© Salah Hashem
Longtemps contestés, les médias égyptiens œuvraient pour la désinformation, le peuple leur attribuait la fonction du « désinformateur ». A gauche un journaliste professionnel, se révolte contre le régime et clame pour une presse libre. Il élabore l’information à sa manière, un chapeau de carton portant la mention : « Au nom de tous les journalistes honnêtes : Dégage ! », sur le revers du chapeau, des mentions répétitives « Dégage ! ». Et une affiche entre les mains dénonçant « l’air d’accroupissement » avec une copie d’image d’une vidéo sur laquelle figure la ministre du travail Aïcha Abdel-Hadi entrain d’embrasser la main de Suzanne Moubarak, la mention accuse : « Celle qui s’accroupit pour embrasser la main de la Dame ne défendra jamais l’honneur et la dignité d’un employé ». A droite, un groupe de journalistes guidé en tête par des femmes dénonce les mensonges auxquels se livre la TV égyptienne et incrimine le ministre de l’information Anas Faki de la désinformation. 
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© Salah Hashem
Le journalisme de la rue a réservé aussi une grande partie pour la caricature, adoptant même des formes artistiques nouvelles, le jeu avec le plastique et l’ombre projette un certain réalisme (photo gauche). A droite, un manifestant accroche un pancarte (à la manière des premières presses criantes) annonçant un évènement urgent : « Urgent : Moubarak tente de s’immoler devant l’assemblée populaire, il demande LA CHUTE DU PEUPLE », c’est l’art du sarcasme qui prend part.
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© Salah Hashem
Entre la visibilité du lycéen (photo gauche) qui réclame son droit d’exercer la politique : « La politique n’est pas seulement à l’université » et la visibilité d’être un simple citoyen (photo droite) la conscience politique de la jeunesse égyptienne est bien en éveil, le jeune homme (à droite) porte une affiche sur laquelle est inscrit : « J’ai porté une barbe pour ressembler au prophète, Il a dit (Moubarak) emprisonnez-le, c’est un terroriste ; je me suis mis à réfléchir et à poser des questions, Il a dit, détruisez-le c’est un laïc ; je me suis dit bon je réclame mon intégrité et ma dignité, Il a dit le ballon et le chant te suffiront assez ; mais lorsque j’ai vu le sang des martyres versés, je me suis résolu à ce que Moubarak partira à jamais ».
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© Salah Hashem
Toute les forces sociales sont visibles (les non frères musulmans et les frères musulmans), à gauche un couple (comme s’ils allaient contracter un mariage) portent l’affiche « Aujourd’hui nous avons signé pour la liberté et cela pour longtemps : le peuple égyptien ». A droite, un autre couple déploie la caricature on distingue le visage de Moubarak avec un code barre, comme s’il était un produit de consommation, avec une date de péremption : « Date de validité jusqu’au : 25 janvier 2011 », à gauche de l’affiche le dessin d’un avion sombre (destination inconnue ?) avec les inscriptions : « Départ de la république égyptienne arabe, le 11 février 2011, Air Republic Egypt ».

Exposition Photo de Salah Hashem

Egypte.Al Midan" Tahrir Place"
du 28 février au 30 mars 2012
Mediatheque Louis Aragon
2 , Avenue Gabriel Peri
92220 Bagneux
Tel : 0146570876

Notes

 Marie-José Mondzain, Il était une fois l’image, in Catalogue des Etats Généraux du film documentaire, Lussas, 2003
  Roland Barthes, La chambre claire : note sur la photographie, Cahiers Cinéma, éd. Gallimard, Paris, 1989
  Marie RENOUS, Sémiotique et perception esthétique, Pulim, Limoges, 2001.

عن موقع " افريك أون فيزو " بتاريخ 20 اكتوبر 2011

الثلاثاء، سبتمبر 08، 2015

جريدة القاهرة تنشر فقرات من كتاب " الحصان الشارد، حكايات من قلعة الكبش وبلفيل " لصلاح هاشم







نشرت جريدة " القاهرة " الاسبوعية العدد 793 الصادر يوم الثلاثاء 8 سبتمبرمجموعة  فقرات  من كتاب جديد " الحصان الشارد، حكايات من قلعة الكبش وبلفيل " لصلاح هاشم - تحت الطبع حاليا - على صفحة كاملة ( ص 19 ) ومن ضمنها الفقرة التالية بعنوان زنجية تسفيني الحليب



زنجية تسفيني الحليب

تعلمت من أمى  النوبية الحاجة سيدة بنت الحاج سيد محمد مرزبان التى  تطبعت بطابعها، أن أحترم البشر وأحب الخير لكل الناس. من أول عم محمود بائع اللبن الذى  كان يأتينا فى  حينا العريق «قلعة الكبش» فى  السيدة زينب، قادما على  دراجته من أعماق مجاهل الجيزة، وهو يحمل لسكان منزلنا الحليب، ومرورا بالحاج بيومى  النجار، الذى  كان يلاحقنا نحن الصغار الأشقياء بالشتائم حين نعبر من أمام دكانه، حتى  لو لم نكن قد اقترفنا جرما، ولحد عم عوض صاحب محل البقالة فى  أول الدحديرة - الطريق الصاعد إلى  منزلنا فوق هضبة الكبش - الذى  كنت أقصده كل صباح، لكى  آتى  لمنزلنا بالخبز. وكذلك عم عربى  الترزى، والأسطى  حسين المكوجى، وعم حسن الحلاق، تعلمت أن أحترمهم جميعا.
وكانت أمى  توقظنى  وأنا طالب فى  الجامعة من (أحلاها نومة) وأنا أقف فوق مئذنة مسجد أحمد بن طولون وأستعد للقفز والتحليق، فإذا بها تقطع على  سعادتى  بالحلم، لكى  أقوم وأسلم على  عم محمود بائع اللبن الذى  يقف عند الباب، وتطلب منى  أن أعامله بمقام جدى  الحاج سيد مقرئ القرآن.
«.. من غير ما تبقى  كريم ونبيل وشريف فى  أفعالك، إيش تسوي؟.. إيش تسوى  غير حفنة تراب على  الأرض يا آدم».. هكذا كانت تردد، ولم أكن أعرف هذا الآدم الذى  تخاطبه أمى  فى  صلواتها، وعندما غادرت مصر وانطلقت في رحلتي الطويلة ، كانت دعوات أمي النوبية الحاجة سيدة من قلعة الكبش تصحبني تحت بوابات العالم، فإذا بي أتبين بعضا من ملامحها في كل إمرأة عشقتها، وتسقيني من فمها الحليب..




البهجوري في باريس: ذكريات وحكايات الف ليلة وليلة في عاصمة النور بقلم صلاح هاشم في مختارات سينما إيزيس



مختارات سينما إيزيس


البهجورى فى باريس: ذكريات وحكايات

 ألف ليلة وليلة فى عاصمة النور

 

بقلم

صلاح هاشم











جورج البهجورى يعنى لى الكثير والكثير وهو أكثر من صديق لى ، فقد كان لحسن حظى أول إنسان مصرى ألتقى به فى باريس، وعندما أدرت الكاميرا لأصور لأول مرة بعد ما التحقت لدراسة السينما فى جامعة «فانسان» فى باريس، كان جورج البهجورى وفنه «موضوع» فيلمى الوثائقى الأول، وكنت قبلها قد تشرفت بالعمل معه فى مجلة «الوطن العربى » أول مجلة عربية خارج الوطن العربى ، اكتب عن مدينة باريس وأحيائها واحتفالاتها ومهرجاناتها وشوارعها الخلفية.. ويرسم هو هذه التحقيقات الميدانية.


تعرفت على الفنان المصرى الكبير جورج البهجورى فى باريس فى الشارع فى بداية السبعينيات، وتجمعنى بجورج - الذى أعتبره «عمى» وعمنا جميعا نحن أبناء جيل الستينيات فى مصر وأستاذنا- حكايات وحكايات مثل حكايات ألف ليلة وليل

 وأعترف أننى حرت من أين أبدأ، وأين يجب أن أتوقف، بل ماذا أكتب، بعد أن تدافعت الذكريات العزيزة التى جمعتنا.
تعلمت أشياء كثيرة من خلال الصداقة التى جمعت بيننا فى باريس، فقد أخذت عن جورج الذى كان يقدمنى ككاتب مصرى شاب وواعد من جيل الستينيات للعديد من أصدقائه مثل المغنى الفرنسى من أصل يونانى من مواليد الإسكندرية جورج موستاكى .
أخذت عنه حبه الجم للحياة وإقباله عليها، ومدّ اليد إلى الجار وإعلاؤه لقيمة «التسامح» فى حياتنا. وأعتبر أن لقائى الأول بجورج البهجورى فى الشارع فى باريس كان له أبلغ الأثر فى قرارى البقاء والاستقرار فى باريس بدلا من الذهاب للدراسة فى لندن، ومن ثم توجهى لدراسة السينما وحياتى بعد ذلك فى المدينة.. والذكريات التى كان البهجورى شاهدا عليها، من قريب أو من بعيد، ولسنوات طويلة وحتى زواجى من فرنسية، وميلاد ابنتى البكر.
أجل. لقد كنت محظوظا بالفعل، حين التقيت فى اليوم التالى على وصولى إلى باريس بجورج البهجورى مع زوجته فى متحف اللوفر، فى بداية السبعينيات، ولم أكن أعرف أى إنسان بعد فى المدينة الكبيرة، فى أول زيارة لى لعاصمة النور..
فدعانى هو وزوجته إلى العشاء فى بيتهما ،الذى تعرّفت فيه على أصدقاء كثر، وفتح لى بيته فى باريس، وجعل منه ملجأ وملاذاً وركناً أيضا للنوم، لشاب مصرى ساخط ومتمرد ومتشرد مثلى ، وهو لايعرف عنه أى شيء، سوى أنه ابن بلد من حى «قلعة الكبش» فى السيدة زينب، وقد حط فى باريس، بعد ان انتهى من «الفاندانج» أى العمل فى قطف العنب فى كل مزارع فرنسا، وبعد أن أجهز على كل عناقيد الكروم فى الريف الفرنسى البديع ، طاف بأنحاء البلاد ومدنها الكبرى ، من عند قرية «فيل فرتنش سور صون» بالقرب من مدينة «ليون» وحتى قرية «بار» بالقرب من مدينة «ستراسبورج» فى أقصى الشمال، ولا توجد فى جعبته إلا الحكايات، يقصّها على العابرين.
الآن اطمئن- قلت لنفسى - تستطيع أيها الوغد ان تتصعلك كما تشاء فى المدينة، وتجد فى المساء عند جورج ركناً يأويك ، فلا تضطر للنوم مثل صعاليك باريس «الكلوشار» على الأرصفة..
وحين خرجت فى تلك الأمسية الصيفية الجميلة من عند جورج فى شارع سانت اندريه ديزارت» قديس الفنون» وخطوت إلى الخارج، كانت باريس كلها - من عند كاتدرائية «نوتردام دو بارى » العريقة، وحتى ميدان «التروكاديرو» حيث يقع «متحف الإنسان» وحتى «سينماتيك» هنرى لانجلوا العريق- تفتح لى ذراعيها، وقد صارت لى أنا الدرويش المسافر من «قلعة الكبش» وطناً، وسكة إلى «الفضول» والدهشة المتجددة دوما.. والمغامرة
. •
تشكيل حديث وروح عريقة ..
مستمدة من المصرى القديم صانع الحضارة

منذ نحو 34 سنة أقيم فى متحف مدينة «لومان» الفرنسية معرض عن الحضارة المصرية القديمة من عهد الفراعنة حتى القرن العشرين ضم نماذج تعبر عن مصر
وكان للفنان جورج البهجورى حضور، فقد خصصت قاعة بالدور الأرضى للوحاته، وذهبت وكتبت:
قاعة صغيرة هى فى الحقيقة أقرب ماتكون إلى صومعة كاهن فى أحد المعابد المصرية، ومن هنا تبدو القاعة أوالصومعة إمتدادا حقيقيا للتاريخ المصرى القديم فى قلب الحارة المصرية، وانتقلنا من الوجدان التاريخى الجماعى لتلك الحضارة، إلى الوجدان المصرى الراهن المتمثل فى لوحات ذلك الفنان التى نستشف من خلالها امتدادا زمنيا راسخا لنفس البعد الحضارى المصرى ، ويبدو ذلك بشكل واضح فى ثلاثة عناصر أساسية فى لوحات جورج البهجورى ..
أولا: فى صورة المرأة الحامل والأقنعة والعائلة، نادرا ماتتفجر ألوان الفرح فى تلك اللوحات، بل تغلب عليها الألوان القاتمة- اللون البنى المحروق واللون الأزرق بدرجاته المتفاوتة، حتى أنها تكتسب بفعل تلك الألوان الترابية هالة من القداسة، وتبدو كما لو أنها قد أعدت خصيصا لكى يحملها بعضهم فى موكب جنائزى فرعونى مهيب.
فإذا تأملت الوجوه مليّا فى لوحاته، تبينت خطوطا حادة من الألم الممزوج بحزن يلخص رؤية «صوفية» فلسفية فى الحياة تنطق بها العيون كما لو كانت تتشوق إلى حياة أخرى ، بل انها تبدو لنا أحيانا وكأنها تشكو لنا حالها البائس، كما لو أنها تفكر فى أن تخطو خارج اللوحة.
خارج جدران سجن الذات واللوحة والألم والمصير الإنسانى.. ولن يكون فى وسعها إذا تيسر ذلك، سوى أن تفعل شيئا واحدا فقط: أن تحلّق .. ولا يدرى المرء لماذا يحس فى مواجهة لوحة من لوحات البهجورى أنه يود ان يعانق أشخاصها، فأى قدر غريب يجمعنا يا ترى ، ولماذا نتعاطف هكذا معها؟..
هل السرّ هو تلك الشطحات الصوفية ونظرات الدراويش التى تطل من العيون؟
تلك العيون الواسعة اليقظة الساهرة على العالم، كعيون «حورس» الإله المصرى الذى يرمز له بصورة باشق أو نسر من النسور الجارحة..إذن ثمة امتداد وجدانى لتلك الحضارة فى أعمال البهجورى ، لذلك فقد كان اختياره كفنان مصرى معاصر ملحق بمعرض عن مصر بالغ الأهمية والبلاغة.
ثانيا: عنصر الكتلة. هناك حالة من التوحد والامتزاج بين الأجساد والوجوه والأيدى فى لوحات البهجورى ، تعكس «حالة» من الثبات والاستقرار لا تتزعزع، حيث تتداخل الأجساد هنا وتلتقى العيون التى تنظر داخل الصورة وخارجها لكنها متشبثة أشد التشبث ببعضها، فتشكل لوحة أقوى من الزمن وعناصر الفناء، وتصبح جدارا غير قابل للهدم.
لذلك تبدو شخصيات جورج فى لوحاته كما لو كانت قد زرعت زرعا فى قلب اللوحة كالأحجار الجرانتينية التى قام المعمارى المصرى القديم بصفها هرما فى منتصف الكرة الأرضية بالضبط.
ثالثا: يتشكل هذا الامتداد التاريخى الزمنى للحضارة الفرعونية فى حاضر مصر، عبر إحساس الفنان بعنصر الضوء- ضوء الشمس التى قدّسها المصرى القديم وعبدها.
ورويدا رويدا يزداد إحساس الفنان بعامل الضوء وتأثيراته على فكره ووجدانه، وبالتالى على لوحاته، التى أصبح الضوء يطغى بشكل حاسم على أشخاصها فتبدو أطرافها غارقة فيه أو بالأحرى تسبح فيه

عن مجلة صباح الخير العدد3112 الصادر في 1 سبتمبر 2015

حوار مع الكاتب الروائي مكاوي سعيد .حاورته ناهد سمير في مختارات سينما إيزيس



مختارات سينما إيزيس

حوار مع الكاتب الروائي مكاوي سعيد 


مكاوي سعيد: أن تحبك جيهان رواية معنية بالطبقة الوسطي خاصة فيما قبل ثورة يناير

    حاورته : ناهد سمير


   
 
جدل كبير دار حول روايته الأخيرة “أن تحبك جيهان”، فهناك من وقع في حب “ريم” علي سبيل المثال، وآخرون كرهوا “جيهان” لأسباب مختلفة، وشخصيات أخري فاجيء تطورها علي الورق الروائي مكاوي سعيد أثناء خلقها، إضافة إلي بعض النقد الذي وجِه للرواية، وقام مكاوي بالرد عليه خلال حوارنا معه إضافة لأمور أخرى تتضح عبر السطور القادمة..
يعاني أغلب أبطال “أن تحبك جيهان” من فقد شئ ما، فهل تري أن الفقد حالة عامة بمجتمعنا؟

الهم الإنساني علي الأغلب بيكون متشابه، الأشخاص في حالة بحث دائم عن شئ يسعدهم، أو يعوضهم نقص ما، أو شئ حتي معتقدين إنه هيحققلهم السعادة، و بالتالي الفقد زي ما بيقولوا “هم” عام وموجود، وأغلب الروايات والأدب عموما بيتكلموا عن هموم موجوده، و أشخاص وبيحاولوا يحلوها، ودور المؤلف إنه يوجد حلول، أو يتنبأ أو يسيب المشكلة قدام القارئ، المهم إنه يقدر يقنعه إنها مشكلة حقيقية.

في الرصد اللي اتكتب عن الرواية قيل إن الأبطال بيدوروا عن “صورة الروح” إيه المقصود بده من وجهة نظرك؟

أعتقد المقصود إن الأبطال أرواح هائمة، متعددة ومتشابهه مع حيوات كتير موجودة، وكل واحد بيبحث عن خلاصه أو صورته، خاصة “ريم” الشخصية الأكثر تمردا في الرواية، وهي ميتافيزيك شوية، ومُطارده من الغيبيات ومتأثر بها وكمان باحثة عنها، فممكن يكون ده سبب تأويلهم عن “صورة الروح”.

بعض اللي قروا الرواية استغربوا إن تم تسميتها علي أسم أسوأ شخصية من وجهة نظرهم وهي “جيهان”  رد حضرتك علي ده إيه؟

المسألة هنا بين شخصيتين وهما جيهان الملتزمة أخلاقيا اللي حاطه حدود، والمتمردة “ريم” بسبب حياة أسرية مفككة وظروف متعدده، لكن في ناس بتميل أكتر للنموذج المُتمرد علي اعتبار إن النموذج الأخلاقي ده ملتزم أوي، ومعقد أوي، وبالتالي النقد أغلبه يميل أكثر للمتمرد اللي بتمثله”ريم”

بخلاف إن العنوان هنا سؤال بمعني “ماذا سيحدث لو حبتك جيهان؟”، هل هتوديك الجنة، ولا هتموتك وبالتالي عنوان الرواية سؤال.


هل بتبقي قاصد في كتاباتك إنك تتكلم عن تفاصيل الطبقة المتوسطة؟

مفيش حاجه اسمها كتابة مقصودة في الأدب، بخلاف إن الأدب المقصود ما بحبهوش، لكن إني أكتب ويكون في قضية بيتم مناقشتها ده أفهمه، وعموما أنا بكتب عن الطبقة المتوسطة لأني منها، وحاسس إنها تآكلت أكتر في عصر مبارك، و ازدادت فقرا وجزء منها ارتفع للطبقة العليا، وبالتالي فهي رواية معنية بالطبقة الوسطي وتآكلها في فترة ما قبل الثورة.

هل علي الورقة في أي شخصية من أبطال الرواية فاجأتك؟

أيوة .. ويمكن ده حصل مع شخصية “الظابط عماد”، اللي صفاته إنه عنيف وقاسي، لكن في الكتابة والخلق قدر يوجد مبررات لقسوته وتحول، وبقي شخصية ممكن نتعاطف معاها، وبالتالي تطور شخصيته خلال أحداث الرواية فاجئني، وكذلك ريم، وده يمكن بيحصل لأننا ككتاب بناخد مواقف أخلاقية من بعض الشخصيات في بداية الرواية لكن الأحداث بتفاجئنا إنهم كويسين والقارئ بيحبهم.

ليه مرتبط جدا بمنطقة وسط البلد و دايما حاضره في رواياتك؟

أنا كاتب مديني، يعني مثلا نجيب محفوظ كان كده مرتبط  بالحسين والقاهرة القديمة وغيرهم من الأماكن، ومن الأفضل إن الكاتب يكتب عن شئ يعرفه، خاصة في روايات المكان، لأن سهل جدا أي حد يوصفه، لكن صعب حد يوصف روحه غير إنسان عاش فيه، وبالتالي قليل لما بحط أبطالي في الريف أو الصعيد، رغم إن “أحمد الضوي” جذوره صعيدية، إلا إن رحلته لدفن أبوه ظهرت كأنها رحلة سياحية.

في نقد تم توجيهه للرواية بخصوص عدد صفحاتها بيقول إن عددها كبير وكان من الممكن إختصارها؟

المسألة هنا تعتبر تحديا للكاتب إنه يكتب أي عدد من الصفحات يلتهمه قارئه، ولما الطبعة الأولي تخلص في 3 أسابيع، ده معناه إن أنا صح، لأن علي الجانب الأخر في روايات بتبقي 80 صفحة ممكن القارئ يريميها بعد 10 صفحات لأن كاتبها مش قادر يقنعه، وبالتالي الشخصيات والكتابة واللغة هي اللي بتأسِر القارئ وتجبره يكمل، والقارئ العربي معندهوش مشكلة مع الروايات كبيرة الحجم ولكن مشكلته مع الروايات ثقيلة الظل، ده غير إن القلم بيرفع لما تنتهي الحدوتة.


هل كانت في شخصية مرنه في الكتابة وشخصية مستعصية؟

الصعبة كانت “تميم” النحات لأنها كانت محتاجه مذاكرة، ده غير إن الفن التشكيلي مش موجود أوي في الرواية العربية، فكان دوري أقدم معلمومات عن فن النحت، مع مراعاة إن الكلام عنها يكون سهل، وأفهم القارئ شخصية البطل ومشكلته، ده غير غن “تميم” شخصية محتاجه إقناع لمن يعمل في مجال النحت لما يقرا الرواية، و الوشاحي لأني أعرفه معرفة شخصية حاولت أوجده في الرواية تحية لروحه، أما “ريم وجيهان” فهما متعلقين بمجال السينما والمسرح فكان الأمر سهل لأني كتبت عن المجالات دي قبل كده.

حضرتك قولت قبل كده إن من الممكن تحويل “أن تحبك جيهان” لـ عمل درامي ؟

أنا بحب أعمال السينما والتليفزيون، لأن جمهورهم مختلف بعض الشئ، والواحد محتاج يخاطبه، يعني مثلا نجيب محفوظ أتعرف أكترعن طريق السينما، وأكيد أحب إن شخصياتي تكون موجوده ع الشاشة، وده حصل في “تغريدة البجعة” اللي راحت لأكتر من شركة إنتاج لكن تعثر خروجها للنور.


إيه افضل تعليق جه علي “أن تحبك جيهان”؟

التعليقات كان أغلبها إيجابي، ومنها مثلا “ياريتك كنت سميت الرواية ريم”، لكن أكتر تعليق عجبني لما قارئ وصل لـ 600 صفحة وقالي أنا زعلان جدا إنها قربت تخلص.

هل مصر بتفتقد حركة نقدية ترفع من شأن الإصدارات؟

مصر بتعاني من مشكلة كبيرة جدا، في المتابعة لأن الأعمال كتير جدا والنقاد قليلين، ده غير إن الناقد زمان كان بينزل يجيب الكتب ولما يسمع عن أعمال ينزل يشتريها ويكتب نقد عليها، لكن حاليا ممكن أعمال توصله لشباب يهملها، وبالتالي الفجوة دي تحولت إلي قراء بينقدوا أو كُتاب فاشلين ما بيعرفوش يكتبوا فبيصدروا إن كل الناس مبيعرفوش يكتبوا، إضافة إلي إن النقاد الحقيقيين قليلين، و الأكثرية عارفين مقولة أو مقولتين من النقد الغربي بيطبقوهم علي أي رواية، ده غير إن كل ناقد بيتعامل وفقا لمدرسته النقدية، بالرغم من إنه المفروض يكون مُحب للأدب وللفن وغيرها من الفنون، ودي مشكلة كبيرة في الوطن العربي كله.

وبالتالي الناقد فلان بيكتب عن صاحبه وهكذا، فيتحول الأدب إلي وجاهه إجتماعية فقط، لكن القارئ الحقيقي غير مهتم بده، وزمان كان الناقد هو اللي بيقود القارئ للإصدار الأدبي، لكن حاليا الأمر اختلف، و إحنا محتاجين بالفعل حركة نقد عامة.

في أي إصدار جديد قريبا؟

“أن تحبك جيهان” أرهقتني جدا لأني كتبتها في 3 سنين ونص، وبالتالي أنا في فترة راحة حاليا، ومتفرغ فقط للقراءة، خاصة للروايات المترجمة، عشان أعرف العالم دلوقتي فين وإحنا فين، وكمان لمقالاتي في المصري اليوم.


حضرتك اتكلمت عن عشق الزمالك في مقال بالمصري اليوم، فممكن نعرف شايف المشهد الحالي إزاي بعد الصراع اللي تم مؤخرا بسبب الدوري؟

في حياتنا الفرح قليل جدا، و زمان كُنا نفرح بأغاني أم كلثوم ونجاة وعبد الحليم وغيرهم، لكن علي مستوي الطرب هما هنا قتلوا ده، فمبقاش عندنا غير الكورة اللي بقيت مسخ علي فكرة عن زمان، والزمالك نادي بحبه من زمان، وكنت أتمني أبقي لاعب فيه، وكانت حصلت بالفعل محاولات لده، فهو بهجة بالنسبة لي، ونادي بيمثل لي “دراما حقيقية” لأنه دايما بيقدملي أمور غير متوقعه، و بتفرج علي مباراة نتائجها دايما بتفاجئني، ومباراياته دايما غير متوقعة وده أجمل ما في الزمالك، وده  طبعا عكس ما يبقي في فريق حد بيساعده، ونتيجة مباراياته معروفه مسبقا، فههتم بها ليه!

لكن المشهد الحالي وكم الدم اللي سال في المباريات، والألتراس اللي بيتخانق، كل دي أمور مكنتش موجوده، علما بإن زمان لما كانت بتترمي طوبة في مباراة كان بيحصل مشكلة، لكن حاليا في شماريخ وغيرها من الأمور، فوصلنا لمرحلة إن إحنا مش عارفين حتي نروح نتفرج ع المبارايات، لما علي سقف حرية الجمهور، وبالتالي محتاجين ضوابط، وهنا في مصر رغم حبهم للكرة بيتعاملوا مع كرة القدم علي أنها ترويض أطفال وبالتالي الفهم العام لها ولجمهورها لسه لم ينضج بعد.



هل ممكن تكتب رواية كروية؟

نفسي أكتب فعلا، حتي لو هكتب في رواية عن شخصية كرواية هامشية.

عن موقع " قل " بتاريخ 4 سبتمبر 2015

الأحد، سبتمبر 06، 2015

ملتقى القاهرة السينمائي 37 يتبنى الموهوبين.


محمد حفظي وماجي مرجان


"ملتقى القاهرة" يتبنى الموهوبين


  مع اغلاق باب التقدم لملتقى القاهرة السينمائي الثالث،الذي يُقام ضمن فعاليات الدورة السابعة والثلاثين (11 – 20 نوفمبر 2015)ووصول عدد المشاريع المقدمة إلى ما يقرب من 43 مشروعاً،اتضحت صورة المشاريع التي تقدم بها عدد من المخرجين الموهوبين،واستقرت لجنة الملتقى على اختيار 12 مشروعاً من بينها للمشاركة في فعالياته التي تُقام أيام 17 و18 و19 نوفمبر القادم،ويمنح خلالها جوائز مالية،سيتم الإعلان عن قيمتها في وقت لاحق، تُخصص لمرحلتي التطوير والإنتاج،من بينها جائزة يستفيد بها المشروع السينمائي في مرحلة ما بعد الإنتاج.

  جدير بالذكر أن الملتقى،الذى يشرف عليه المنتج والكاتب محمد حفظى،يستقبل صناع الأفلام من أنحاء العالم ممن لديهم مشروع سينمائي ذو رابط عربي (مخرج، منتج، مساعد منتج، موهبة رئيسية، موقع تصوير، موضوع.. إلخ)،ويشجع المنتجين والمخرجين على التقدم بمشروعات أفلام طويلة تحتاج إلى دعم؛سواء في مرحلة التطوير أو مرحلة ما بعد الإنتاج،كما يرحب بالأفلام الوثائقية الإبداعية،وبعد اختيار المشروعات المؤهلة للمشاركة يتم دعوة ممثليها إلى القاهرة لمدة 3 أيام لحضور عدد من الاجتماعات مع جمهور عريض من خبراء صناعة السينما،كالمنتجين المحليين والدوليين والموزعين.وتهدف منصة الإنتاج المشترك إلى العمل كفرصة للالتقاء وتكوين علاقات مع الكيانات الأخرى التي يمكنها أن تكون شركاء محتملين للمشروع،بالإضافة إلى عدة جوائز مالية ستُمنح للمساعدة في تطويرالمشروعات وإكمالها.

  كانت إدارة الملتقى قد أعلنت،من قبل،عن مد فترة استقبال طلبات مشروعات الأفلام ليصبح الموعد النهائي هو يوم ٣١ أغسطس،وتعكف الآن المخرجة ماجي مرجان مدير الملتقى على دراسة المشروعات،مع فريق عمل الملتقى،سعياً وراء الخروج بالملتقى الجديد في أفضل صورة،من حيث اللقاءات والفاعليات التي تصب في خدمة المشاركين من العالم العربي بالإضافة إلى المنتجين والموزعين الذين  سياتوا خصيصا للمشاركة في هذا الملتقي.  

 كان ملتقى القاهرة السينمائي قد انطلق لأول مرة ضمن فاعليات الدورة الـ34 لـمهرجان القاهرة السينمائي الدولي عام 2010،وبعد ما أكد أهميته كتجربة واعدة جديرة بالتطوير والاستمرار كان القرار بانعقاد دورته الثانية في العام 2012، التي استضافت عدداً أكبر من الاجتماعات الناجحة بين صناع الأفلام وممثلي مؤسسات صناعة السينما،ما أتاح لعدد غير قليل من صناع الأفلام المشاركين في الدورات السابقة استكمال أفلامهم،وأكد ضرورة استمرار الملتقى كمنصة تتيح لصناع الأفلام العرب إيصال مشروعاتهم إلى أكبر قاعدة جماهيرية ممكنة.


المركز الصحفى

مهرجان القاهرة السينمائى الدولى